Participation citoyenne : un mode d’emploi

Par Sally Hussey (traduction)

Alors, comment doit-on s’y prendre pour instaurer une participation citoyenne? Ça dépend du degré d’influence qu’on souhaite donner à la communauté à l’intérieur d’un processus de décision. Ça dépend aussi du moment où vous déclenchez la participation dans le cycle d’élaboration des politiques.

Dans un véritable échange collaboratif, ce sont les participants eux-mêmes qui dictent les modalités de leur participation. Dans les initiatives traditionnelles, qui adoptent une approche dite descendante, on cherche uniquement à informer la population d’une décision; on néglige l’élément relationnel de la prestation des services publics — un fait que reconnaissent les efforts en cours un peu partout dans le monde pour élargir et étendre la participation publique. La pratique de la participation citoyenne implique que les citoyens aient la possibilité d’exercer une influence réelle sur les décisions et sur l’exécution des projets qui impactent leur vie. Lorsqu’on élargit le rôle des organismes gouvernementaux pour inclure, par exemple, un rôle de facilitateur et de collaborateur, on donne ainsi un pouvoir au milieu et à ceux qui y vivent. Le relâchement de l’approche descendante donne confiance aux citoyens, et la confiance est justement essentielle à une participation constructive.

Alors, comment doit-on s’y prendre pour instaurer une participation citoyenne? Ça dépend du degré d’influence qu’on souhaite donner à la communauté à l’intérieur d’un processus de décision. Ça dépend aussi du moment où vous déclenchez la participation dans le cycle d’élaboration des politiques.

Dans un véritable échange collaboratif, ce sont les participants eux-mêmes qui dictent les modalités de leur participation. Dans les initiatives traditionnelles, qui adoptent une approche dite descendante, on cherche uniquement à informer la population d’une décision; on néglige l’élément relationnel de la prestation des services publics — un fait que reconnaissent les efforts en cours un peu partout dans le monde pour élargir et étendre la participation publique. La pratique de la participation citoyenne implique que les citoyens aient la possibilité d’exercer une influence réelle sur les décisions et sur l’exécution des projets qui impactent leur vie. Lorsqu’on élargit le rôle des organismes gouvernementaux pour inclure, par exemple, un rôle de facilitateur et de collaborateur, on donne ainsi un pouvoir au milieu et à ceux qui y vivent. Le relâchement de l’approche descendante donne confiance aux citoyens, et la confiance est justement essentielle à une participation constructive.

« La pratique de la participation citoyenne implique que les citoyens aient la possibilité d’exercer une influence réelle sur les décisions et sur l’exécution des projets qui impactent leur vie. »

Des modèles de participation citoyenne

Comment les gouvernements mobilisent-ils la participation des communautés?

Le Spectrum de l’Association internationale pour la participation publique (IAP2) sur le degré d’engagement du public est l’un des modèles les plus utilisés à l’échelle internationale (voir cet article sur le sujet, en anglais) pour décrire la participation des citoyens aux décisions. Mis au point vers la fin des années 1990 et revu en 2014, il explique les caractéristiques de la participation du point de vue des organisations. L’extrémité droite du spectre correspond à un niveau élevé de participation, les communautés ayant la possibilité d’exercer une grande influence sur les décisions. À chaque degré correspond une promesse différente, que les décideurs doivent honorer.

Afin d’intégrer la participation citoyenne à leurs stratégies de gouvernance, les gouvernements locaux utilisent des méthodes formelles (à distinguer de la participation sociale, dans laquelle les individus utilisent des moyens informels pour relayer des opinions au sujet des politiques publiques). Les initiatives officielles (gouvernementales) de participation invitent le public à une implication qui dépasse le simple vote — par exemple, participer à des assemblées ou jurys de citoyens ou à l’établissement du budget. Bien que tous visent le même but — améliorer les projets et services publics — ces modes de participation diffèrent des activités conçues par les citoyens, résidents et membres de la communauté eux-mêmes sur la base de leurs identités et intérêts communs. Fait à souligner, les initiatives officielles n’empêchent pas les communautés de s’impliquer activement dans la création des processus et d’influencer les décisions prises pour améliorer les services qu’elles reçoivent. Elles peuvent même servir d’ancrage aux activités revendicatrices d’instances locales (voir cet article sur le sujet, en anglais).

Quand on recadre la pratique officielle de la participation citoyenne pour l’aiguiller vers la démocratie délibérative (voir cet article sur le sujet, en anglais), on facilite alors les échanges collaboratifs. Ceux-ci peuvent prendre la forme d’assemblée de citoyens ou de discussions ouvertes à la manière du XXIe siècle et d’autres formes de cyberdémocratie. Parce que, selon le moment où la participation survient dans un projet, elle n’empêche pas de donner suite à une approche menée par les citoyens eux-mêmes. (Bien que, pour l’instant, on relègue surtout la participation citoyenne à la fin du cycle d’élaboration des politiques, certains États font l’essai d’approches « à chaud » pour donner plus de profondeur à la participation des citoyens aux politiques publiques.)

 

À lire : notre dossier d’introduction à la participation citoyenne

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